Depuis le retour...
Impression qu’en réalisant ce rêve, en l’actant dans le réel, j’ai fais éclater la structure de qui je suis.
Comme si tout volait en éclat et était en train de se reconfigurer, se réorganiser autrement.
Ce que je croyais savoir n’est plus.
C’est comme si j’étais connectée à une source différente.
Et ce n’est plus de savoir qui compte.
Le décor est différent, il n’y a plus rien de pareil.
C’est ce que je voulais, ce que je cherchais.
Brasser les fondations, déconstruire les rigidités, décristalliser le mental.
Briser ces rôles que je croyais devoir tenir.
La surhumaine, la dure, la tough.
La guerre, la guerre, y a pas juste ça la guerre.
(La vraie version est différente, mais c’est celle la qui résonnait pour moi)
Sur le mur, cette phrase revenait constamment.
Yann m’a souvent demandé ce qu’était le BigWall pour moi.
On est pas à une surprise près a été la version la plus vibrante.
J’ai du sortir des montagne de débrouillardise.
Je me suis sentie affreusement seule face à toute cette logistique que j’étais loin de maitriser. Tout en ayant intérieurement la conviction que tout irait bien.
Je ne pouvais pas le savoir avant de le vivre.
Sur la terre ferme, je doute constamment de moi. De mes décisions.
Sur le mur, je faisais au mieux et c’était suffisant. C’était assez.
Du vécu difficile, y en aura toujours.
Mais je n’ai plus envi de les traverser durement, d’avancer avec la tension interne d’un ça passe ou ça casse…
Je suis convaincue que des chemins de douceur et de moindre résistance existent.
Qu’il y a moyen de danser, de rire et de sentir une paix intérieur malgré les tiraillements et les turbulences.
Et c’est ce vers quoi je tend.
Tout de mon être demande ça.
Ces anciennes façons de faire.
Retenir son souffle
Contracter le ventre et le cou
Fuir ce qui effraie
J’ai envi qu’elles voient une autre version…
Pour dénouer ces noeuds accumulés au gré des ans
Pour que d’autres choix existent.
Pour que mon corps se détente et laisse la vie le traverser...



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